UNE SOIRÉE CHEZ LES FASHIONISTAS : JE SUIS VENU, J’AI VU, JE ME SUIS CASSÉ DÉÇU

Cette rentrée j’étais super motivé quant à l’idée de mettre un pied dans le journalisme. Mobile qui m’a propulsé, tout excité au mois de septembre, à une soirée organisée par un magazine. Un bi-annuel anti mode qui fêtait son nouveau numéro, sa nouvelle collection de sapes hors de prix et la fashion week.

Les célébrations ont eu lieu dans les organes souillés du Palace, salle de spectacle et mythique club parisien, qui a pour l’occasion ouvert ses cuisses à une ribambelle de fashionistas hyper lookées. Et tout au long de la soirée, j’ai eu cette gênante impression d’assister à une masturbation généralisée d’égos.

Ce malaise visuel a de plus été agrémenté d’un cauchemar auditif. Heureusement SÔNGE a débarqué sur les coups de 2h avec son R’n’B électrisé et a donné à la salle un soupçon de convivialité. J’ai clairement été stupéfait par l’authenticité de l’artiste au sein d’une atmosphère si épineuse.

Très étrangement, ma déception s’est amplifiée en rejoignant le bar. J’avais bêtement pris une prévente à 20 balles, onéreuse mais justifiée par la promesse d’une setlist de folie et d’une conso gratuite. Je me suis vraiment senti trahi lorsque l’on m’a annoncé que ladite conso gratuite ne donnait droit qu’à une petite bière de 25cl. Puis j’ai carrément pleuré en lâchant 5 balles pour un shot de tequila. Désabusé et même pas bourré, je me suis finalement éclipsé pour me réconforter au kebab dégueu d’en face.

Au vu de l’avant-gardisme de la rédaction et surtout de toute la communication faite autour de l’évènement, j’en attendais bien plus de cette soirée qui n’a été que la représentation surfaite d’une comédie dont je n’ai même pas su rire.

Je suis venu, j’ai vu, je me suis cassé déçu.